La FPT a recruté plus de 7500 apprentis en 2017

54 % des nouveaux apprentis de la fonction publique ont été recrutés dans la territoriale, en particulier par les communes. L’essor est encourageant alors qu’une réforme en cours d’examen parlementaire vise à faire de l’apprentissage un meilleur tremplin vers l’emploi.

apprentissage.PNGEn 2017, le nombre de nouveaux apprentis a grimpé de 7,9 % dans la fonction publique. Une progression principalement portée par la fonction publique territoriale, tandis que la fonction publique d’État peine à dépasser la barre des 6 000 apprentis.

54 % des nouveaux apprentis de la fonction publique ont été recrutés dans la territoriale, en particulier par les communes. L’essor est encourageant alors qu’une réforme en cours d’examen parlementaire vise à faire de l’apprentissage un meilleur tremplin vers l’emploi.

Ce sont les communes qui se saisissent d’abord de ce levier de l’apprentissage : elles ont recruté près de 60% des nouveaux apprentis sur dix (4360), auxquels il convient d’ajouter les 20 % recrutés par les établissements communaux ou intercommunaux, suivies par les départements (13 %) et les régions (7%).

Aujourd’hui, la France compte 400 000 apprentis, soit seulement 7% des 16-25 ans. Le Gouvernement a annoncé le 9 février son intention de faire faire « sa révolution copernicienne » à l’apprentissage, pour atteindre le niveau de 15% des voisins européens et en faire un meilleur tremplin vers l’emploi.

L’Assemblée nationale a adopté le 19 juin, en première lecture, le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel dont le chapitre III vise à « transformer l’alternance ». Le Sénat va examiner ce texte à son tour à partir du 10 juillet.

Quelques points clés devraient faire consensus.

L’âge de l’apprenti : l’apprentissage sera ouvert à tous les jeunes de 16 à 29 ans révolus contre 25 ans actuellement (âge de début de contrat). Il s’agit de tenir compte des orientations ou des réorientations plus tardives vers le marché du travail, ainsi que le développement de l’alternance dans l’enseignement supérieur,

La durée du contrat : la durée du contrat pourra s’étendre de 6 mois à 3 ans au lieu d’un an à 3 ans actuellement. Comme aujourd’hui, elle doit correspondre à la durée du cycle de formation préparant à la qualification qui fait l’objet du contrat mais, la nouveauté est qu’elle peut être raccourcie pour tenir compte du niveau initial de l’apprenti ou de ses compétences acquises lors d’une mobilité à l’étranger ou d’une activité militaire dans la réserve opérationnelle, d’un service civique, d’un volontariat militaire ou d’un engagement comme sapeur-pompier volontaire.

Le temps de travail : la rédaction proposée conserve les durées hebdomadaires de 35 heures et quotidienne de 8 heures prévues par le droit en vigueur contrairement à ce que prévoyait le projet de loi initial. Les dérogations seront renvoyées à un décret en Conseil d’Etat qui définira les activités concernées. Les dépassements ne pourront excéder 2 heures par jour et 5 heures par semaine et seront compensés par des périodes de repos.

Le salaire : il correspond à un pourcentage du Smic qui varie en fonction de l’âge de l’apprenti (moins de 18 ans, 18-20 ans, 21 ans et plus), de son ancienneté dans le contrat et du niveau de diplôme préparé. Le coup de pouce de 30 euros annoncé par le Gouvernement le 9 février pour les 16-20 ans avec l’exemple du jeune de 18 ans préparant un bac pro qui gagnera 715 euros au lieu de 685 n’est pas d’ordre législatif, mais réglementaire. Le projet de loi modifie le code du travail pour indiquer que l’apprenti « ne peut percevoir un salaire inférieur » au lieu de « perçoit un salaire». De son côté, le sénat pourrait demander la suppression du critère d’âge.