Geoffroy Roux de Bézieux a été élu aujourd'hui président du Medef

MEDEF.jpgGeoffroy Roux de Bézieux a été élu mardi président du Medef avec 55,8% des voix de l’assemblée générale de la principale organisation patronale, succédant ainsi à Pierre Gattaz, a annoncé Olivier Homolle, président du comité statutaire du Medef. M. Roux de Bézieux, 56 ans, patron du fonds d’investissement Notus Technologies, a obtenu 284 voix contre 224 pour Alexandre Saubot, dirigeant du groupe industriel Haulotte et ancien négociateur social du Medef. Un électeur a voté blanc.

Les électeurs avaient le choix entre deux profils différents: l’un, Geoffroy Roux de Bézieux, est un créateur d’entreprise récidiviste, qui a fait fortune dans le domaine des télécoms.

Diplômé de l’Essec, vice-président du Medef chargé de la fiscalité et du numérique, il est aujourd’hui patron de Notus Technologies, un groupe qui investit dans des start up et des PME, et affiche l’ambition d’incarner un patronat “moderne”, capable de “renouveler” l’organisation patronale, dont l’image est très dégradée dans l’opinion publique.

L’autre, Alexandre Saubot, a un profil plus traditionnel. Polytechnicien, patron du groupe industriel familial Haulotte, il s’est illustré en étant le négociateur social du Medef et promet, s’il est élu, de “réconcilier la France et l’entreprise”.

Sa biographie. Né le 31 mai 1962 à Paris, Geoffroy Roux de Bézieux est élevé entre le XVe arrondissement parisien et Neuilly. Diplômé de l’ESSEC et de l’université Paris-Dauphine, le rugbyman s’engage chez les commandos marine à sa sortie de l’école de commerce cergyssoise. Le « serial entrepreneur » de 56 ans a notamment créé l’enseigne de vente de mobiles The Phone House. Il est désormais le patron du fonds d’investissement Notus, qui détient entre autres gourmandises Oliviers & Co (huiles d’olive) et Le Fondant Baulois (gâteau au chocolat).

Il se montre aussi plus ouvert que son principal adversaire sur la question de la responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises, que le gouvernement entend consacrer avec la future loi Pacte et promet d’œuvrer à «la réconciliation du capital et du travail» en améliorant les différents dispositifs permettant de partager avec les salariés les fruits de la croissance.

Cet ancien de la commission Attali, décrit par un syndicaliste comme «un patron pour lequel le social, c’est le minimum légal», veut convaincre qu’il est capable de changer en profondeur l’image du Medef.