Infographie sur la représentativité des organisations dans les 458 conventions collectives

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PS : pour UNSA 2013, il faut lire 58 et non 81.

Luc Bérille, secrétaire général de l’UNSA, a souligné que « dans un paysage syndical où les variations sont de faible ampleur et les évolutions lentes, en seulement quatre ans et malgré des moyens très modestes, incomparables à ceux consentis à ses concurrents, elle est l’organisation qui accroît le plus significativement ses voix (62 081 suffrages supplémentaires, soit une augmentation de 28,84 %, gagnant 1,06 point par rapport à 2013) ». Pour Luc Bérille, « le désert syndical français concerne la moitié des entreprises », où il n’y a pas d’institutions représentatives du personnel, et « l’extrême dispersion est une des raisons de la faiblesse du syndicalisme ».

Sans cacher sa « déception » sur le fait que l’UNSA n’ait pas conquis sa représentativité, il a rappelé qu’il avait toujours dit que « la marche était haute« . « La CFDT, a noté Luc Bérille, a beaucoup travaillé pour gagner sa première place, la CGT a beaucoup travaillé pour la perdre ». Interrogé sur la quasi égalité entre le bloc réformiste – CFDT, CFTC, UNSA – et le bloc dit contestataire – CGT et FO -, avec 41,21% pour le premier et 40,44% pour le second, la CFE-CGC se disant désormais non alignée, il a relativisé cette situation en notant que « dans les entreprises la pratique de la CFE-CGC ne correspond pas toujours au discours national ». Or, c’est à ce niveau que va se jouer de plus en plus l’avenir des négociations sociales.