Rapport sur le temps de travail dans la fonction publique

UNSA_FP.PNGL’enquête pilotée par Philippe Laurent est documentée et nuancée. Ses conclusions déplorent le manque de données consolidées et actualisées, mais évaluent à 1 578 heures en moyenne pour la fonction publique territoriale la durée annuelle du travail pour la période 2013-2014, soit 29 heures de moins que la durée légale de 1 607 heures.

34 propositions ont finalement été rendues publiques jeudi 26 mai à Annick Girardin, ministre de la Fonction publique.

Pour rétablir plus d’équité entre agents et salariés, entre collectivités et entre versants de la fonction publique, il propose de « mettre fin au maintien de régimes dérogatoires à la base légale de 1 607 heures et à l’attribution de jours d’absence dépourvus de base légale ».

Le secrétaire général de l’UNSA Fonction publique, Luc Farré, a réagi sans délais : « Des situations dérogatoires existent marginalement. Elles ne sauraient remettre en cause le travail et l’implication de la grande majorité des agents publics », estime Luc Farré qui conditionne lui aussi une remise en question des dérogations aux 1 607 heures annuelles à « une complète reconsidération des rémunérations des agents » et à des heures supplémentaires « dans des proportions sans commune mesure avec les pratiques actuelles ».

Affirmant que les agents publics sont très investis dans leur travail, le secrétaire général de l’UNSA Fonction publique observe que « certaines difficultés de management, pointées dans le rapport Laurent, ne diminuent aucunement les qualités de nos services publics assurées par des agents pleinement responsables au service de l’intérêt général ».

« Ce texte est issu d’un travail collectif mené dans une logique de transparence et de dialogue social qui établit au-delà de toute polémique un état des lieux du temps de travail dans la fonction publique », a rappelé Philippe Laurent dans un communiqué publié après la présentation de cette étude.

« Ce rapport n’est donc ni à charge, ni à décharge, il s’inscrit au contraire dans une approche objective et sérieuse, afin d’apaiser les débats », a tenu à rajouter le président du CSFPT, pour couper court aux interprétations réductrices.