Affaire Baupin ; les collaborateurs parlementaires s'expriment

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Sur le plateau de l’émission Territoires d’Infos, la ministre des Outre Mer, George Pau-Langevin a alerté sur la « situation » particulière des « collaboratrices » d’hommes politiques, qui méritent davantage d’attention, selon elle, en raison du lien de subordination. Contactée par publicsenat.fr, Florence Faye, secrétaire générale du syndicat des collaborateurs parlementaires UNSA USCP assure qu’au Parlement, « il n’y a pas plus de cas de harcèlement sexuel qu’ailleurs ». Néanmoins, en politique « la loi du silence est plus courante » note-elle. « La caractéristique de notre métier c’est qu’il est à la croisée des chemins entre le salariat, le militantisme et la camaraderie. La notoriété des élus peut conduire certaines collaboratrices à se taire.

Secrétaire générale d’UNSA USCP depuis 2003, Florence Faye n’a jamais eu à traiter des cas d’agressions sexuelles, mais à eu affaire à des situations de harcèlement. Ce sont des cas déjà anciens dont j’ai souvent été informée indirectement. S’il m’est possible d’aller voir directement l’élu en question, à la demande de la victime de ces actes, l’important est de donner à cette dernière des conseils très pragmatiques, comme sortir du huis clos, demander de l’aide, rappeler la loi et les peines encourues au harceleur, par exemple. Un travail de prévention doit être mené au sein même des institutions. C’est vrai que ça peut être paradoxal de rappeler la loi à quelqu’un qui la vote dans l’hémicycle » précise-t-elle.

Dernièrement, le Syndicat des collaborateurs parlementaires UNSA USCP a milité pour une séparation plus stricte « entre le poste de travail et l’espace sommeil » dans certains bureaux des parlementaires.